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Windows 10 en fin de support : quelles options pour votre PC

par 123 Licence 20 Aug 2026

Votre PC affiche un message d'avertissement, ou vous avez lu quelque part que Windows 10 « n'existe plus ». Rien ne s'est arrêté du jour au lendemain, mais quelque chose a bel et bien changé. Cet article fait le point sur ce que la fin de support implique concrètement, sur les dates publiées par Microsoft, et sur les trois options qui s'offrent réellement à vous.

Ce que « fin de support » change concrètement

Première chose à comprendre : un système d'exploitation en fin de support ne se désactive pas. Votre ordinateur démarre, vos logiciels s'ouvrent, vos fichiers sont intacts. Il n'y a pas de compte à rebours qui bloque la machine.

Ce qui s'arrête, c'est l'entretien. Microsoft ne publie plus, pour Windows 10 :

  • les correctifs de sécurité mensuels ;
  • les correctifs de fiabilité et de qualité ;
  • les nouvelles fonctionnalités ;
  • l'assistance technique sur le système.

La nuance est importante. Un bug d'affichage qui n'est pas corrigé, c'est agaçant. Une faille de sécurité qui n'est pas corrigée, c'est différent : les vulnérabilités découvertes après la fin de support sont documentées publiquement, et elles restent ouvertes indéfiniment sur les machines non couvertes. Le risque n'augmente pas d'un coup, il augmente mois après mois, à mesure que de nouvelles failles sont publiées sans jamais être bouchées.

À cela s'ajoute un effet d'entraînement. Les éditeurs tiers (navigateurs, antivirus, suites métier, fabricants de périphériques) ont tendance à caler leur propre calendrier sur celui de l'éditeur du système, mais chacun décide seul et rien ne les y oblige. Ils ne coupent donc pas tous en même temps, et la compatibilité se dégrade progressivement plutôt que d'un bloc. Consultez les annonces de vos logiciels critiques plutôt que de supposer.

Le calendrier officiel

Voici les dates publiées par Microsoft. Elles peuvent être ajustées (celle de l'ESU grand public a déjà été repoussée une fois), donc vérifiez toujours sur le cycle de vie publié par Microsoft avant de fonder une décision d'entreprise dessus.

14 octobre 2025 Fin du support de Windows 10 (toutes éditions grand public et professionnelles concernées). Fin également du support d'Office 2016 et Office 2019.
12 octobre 2027 Fin annoncée du programme ESU grand public. C'est aussi, d'après Microsoft, le dernier jour pour s'y inscrire : l'inscription reste ouverte jusqu'à la fin du programme.
Jusqu'à 3 ans après octobre 2025 Durée maximale du programme ESU pour les organisations commerciales et l'éducation, par abonnement annuel.
10 octobre 2028 Fin annoncée des mises à jour de sécurité des applications Microsoft 365 fonctionnant sur Windows 10.

Un mot sur cette dernière ligne, souvent mal comprise : Microsoft continue de sécuriser les applications Microsoft 365 quelques années sur Windows 10, mais le système en dessous, lui, n'est plus entretenu. Une suite bureautique à jour posée sur un système qui ne l'est pas ne vous protège pas.

Vérifier si votre PC peut passer à Windows 11

Avant toute décision, il faut savoir dans quelle catégorie tombe votre machine. Trois vérifications suffisent, elles prennent cinq minutes.

1. L'application Contrôle d'intégrité du PC

C'est l'outil officiel de Microsoft (PC Health Check). Il vous donne un verdict clair et, en cas de refus, il indique quel critère bloque. C'est le point de départ le plus fiable.

2. Windows Update

Ouvrez Paramètres > Mise à jour et sécurité > Windows Update. Si votre PC est éligible, la mise à niveau vers Windows 11 y est généralement proposée directement.

3. Les outils système

Pour aller vérifier vous-même, sans installer quoi que ce soit :

  • Windows + R puis winver : affiche votre version de Windows 10. Retenez ce numéro, il compte pour la suite.
  • Windows + R puis msinfo32 : la ligne « Mode BIOS » doit indiquer UEFI et « État de démarrage sécurisé » doit être activé.
  • Windows + R puis tpm.msc : affiche la présence et la version du module TPM.

Les prérequis TPM et processeur

Microsoft publie une configuration minimale pour Windows 11 :

Processeur 1 GHz ou plus, au moins 2 cœurs, 64 bits, et figurant sur la liste des processeurs pris en charge
Mémoire 4 Go de RAM
Stockage 64 Go ou plus
Microprogramme UEFI, avec Démarrage sécurisé pris en charge
TPM Module de plateforme sécurisée version 2.0
Carte graphique Compatible DirectX 12, pilote WDDM 2.0
Écran Plus de 9 pouces, haute définition (720p)

Deux critères recalent la quasi-totalité des machines refusées.

Le TPM 2.0. C'est la mauvaise surprise la plus fréquente, et souvent une fausse alerte. Beaucoup de cartes mères le possèdent mais le livrent désactivé dans le BIOS. Cherchez dans les réglages une option nommée fTPM (plateformes AMD), PTT ou Intel Platform Trust Technology (plateformes Intel), ou simplement « TPM Device » : la dénomination varie d'un fabricant de carte mère à l'autre. L'activer suffit parfois à débloquer une machine qui semblait condamnée. Profitez-en pour vérifier que le Démarrage sécurisé est activé.

Le processeur. C'est le critère le plus rédhibitoire, car il ne se contourne pas par un réglage. Microsoft maintient une liste explicite de processeurs pris en charge : en pratique, les générations trop anciennes en sont exclues même lorsqu'elles restent parfaitement utilisables au quotidien. Consultez la liste officielle pour votre modèle exact plutôt que de vous fier à une règle générale ; les exceptions existent au sein d'une même famille de processeurs.

Des méthodes de contournement circulent pour installer Windows 11 sur du matériel non pris en charge. Microsoft indique que ces installations peuvent ne pas recevoir de mises à jour et sortent du cadre supporté. Sur un poste de travail sérieux, ce n'est pas une option raisonnable.

Migrer vers Windows 11

Si votre PC est éligible, c'est la voie la plus simple, et la mise à niveau depuis un Windows 10 activé est gratuite chez Microsoft. Un préalable : votre machine doit être à jour en Windows 10 version 22H2, la dernière version publiée. Si vous êtes resté sur une version antérieure, passez d'abord par Windows Update.

Dans l'ordre :

  • Sauvegardez avant tout. Une mise à niveau se passe bien dans l'immense majorité des cas. « L'immense majorité » n'est pas « toujours ». Copiez vos documents sur un disque externe ou dans le cloud.
  • Faites le tri de vos logiciels métier. Les vieux périphériques (scanners, imprimantes professionnelles, matériel industriel) sont la première cause de blocage. Vérifiez la disponibilité des pilotes Windows 11 avant, pas après.
  • Lancez la mise à niveau via Windows Update, ou avec l'Assistant Installation de Windows 11 téléchargé depuis le site de Microsoft.
  • Prévoyez du temps. D'expérience, comptez en général autour d'une heure par poste, davantage sur du matériel ancien ou une connexion lente.

Faut-il acheter une licence Windows 11 ?

Soyons clairs, car c'est la question qui revient le plus : si votre Windows 10 est correctement activé et que votre PC est éligible, la mise à niveau conserve votre activation. Vous n'avez pas besoin d'acheter quoi que ce soit.

Deuxième idée reçue à écarter : changer de disque n'annule pas votre activation. Une réinstallation propre sur un SSD neuf dans la même machine se réactive seule. Au moment de la demande de clé produit, choisissez « Je n'ai pas de clé de produit », puis, si besoin, l'option de réactivation « Je réinstalle Windows sur cet appareil ». Là encore, aucun achat.

Une licence devient réellement nécessaire dans d'autres situations :

  • votre Windows 10 actuel n'est pas activé ;
  • vous changez de carte mère, ou vous montez une machine entièrement neuve ;
  • vous êtes en édition Famille et vous avez besoin des fonctions Professionnel : BitLocker, hôte Bureau à distance, Hyper-V, jonction à un domaine, stratégies de groupe ;
  • vous équipez plusieurs postes qui n'étaient pas sous licence individuelle.

Dans ces cas seulement, une licence Windows 11 Professionnel pour 3 PC à 29,99 € couvre trois postes, soit moins de 10 € par machine. La clé arrive par e-mail en quelques minutes et la facture comporte la TVA. Vous trouverez l'ensemble des éditions sur la collection Windows 11.

Rester sur Windows 10 et les risques

Rester est un choix défendable dans certains contextes. Il faut simplement le faire les yeux ouverts.

Le programme ESU (Extended Security Updates) prolonge les correctifs de sécurité critiques et importants au-delà de la fin de support. Il existe en deux versions distinctes, et la confusion entre les deux coûte cher.

L'ESU grand public. L'inscription se fait depuis Windows Update, avec un compte Microsoft de niveau administrateur, et la couverture court jusqu'au 12 octobre 2027. Points à connaître :

  • Le poste doit être en Windows 10 version 22H2 (Famille, Professionnel, Pro Education ou Workstations) et à jour.
  • Une fois inscrit, le même compte Microsoft couvre jusqu'à 10 appareils.
  • Plusieurs modalités d'inscription coexistent, dont une option gratuite ; elles ont évolué et diffèrent selon les régions. Vérifiez celles applicables en France sur la page ESU grand public de Microsoft.
  • Sont exclus les postes joints à un domaine Active Directory, ceux gérés par une solution MDM et ceux en mode kiosque. C'est le point qui piège les petites structures : un PC de bureau « géré » ne passe pas par ce dispositif.

L'ESU commercial. Il se souscrit par année via les programmes de licences en volume de Microsoft, à un tarif par appareil qui double chaque année consécutive, pour trois ans maximum. C'est délibérément dissuasif : le programme est conçu comme un sas de transition, pas comme une solution durable.

Dans les deux cas, ESU ne fournit que des correctifs de sécurité. Pas de nouvelles fonctionnalités, pas de correctifs de fiabilité, pas d'assistance technique générale.

Sans ESU, un poste Windows 10 reste acceptable dans un seul type de scénario : une machine isolée, hors réseau ou strictement cloisonnée, dédiée à un logiciel ancien qui ne tourne nulle part ailleurs. Machine-outil, banc de mesure, poste de caisse hors ligne. Dès qu'un poste consulte le web ou reçoit des e-mails, l'arbitrage penche nettement de l'autre côté.

Il reste un cas de figure étroit mais réel : un poste non éligible à Windows 11, couvert par l'ESU, et qu'il faut réinstaller proprement d'ici la bascule. Une licence Windows 10 Professionnel pour 3 PC répond à ce besoin précis. À réserver à ce scénario : si votre machine peut passer à Windows 11, la mise à niveau est gratuite et c'est elle qu'il faut viser.

Le cas des parcs de plusieurs postes

Sur cinq, dix ou trente machines, la question n'est plus technique mais organisationnelle. La méthode qui fonctionne tient en trois étapes.

Inventoriez. Un tableau, une ligne par poste : modèle, processeur, RAM, TPM, verdict d'éligibilité Windows 11, logiciels métier critiques. Sans cet inventaire, vous découvrirez les problèmes un par un, dans le désordre, au pire moment.

Classez en trois groupes. Les postes éligibles à migrer (traitez-les en premier, ils sont gratuits à mettre à niveau). Les postes non éligibles mais encore performants, candidats à l'ESU le temps d'étaler le budget, en vérifiant d'abord de quel ESU ils relèvent : dès qu'un poste est joint à un domaine, géré en MDM ou en mode kiosque, le dispositif grand public lui est fermé et c'est l'ESU commercial payant qui s'applique. Enfin, les postes à remplacer de toute façon : regroupez le renouvellement plutôt que de payer l'ESU pour une machine que vous jetterez dans six mois.

N'oubliez pas ce qui tourne autour. La fin de support de Windows 10 est souvent l'occasion de découvrir qu'une autre brique du parc est logée à la même enseigne. Côté serveurs, vérifiez la version en place et sa propre échéance. Attention à ne pas confondre les deux niveaux : Windows Server 2022 quitte le support standard le 13 octobre 2026, mais continue de recevoir des mises à jour de sécurité en support étendu jusqu'au 14 octobre 2031. Autrement dit, pas de nouvelles fonctionnalités, mais un horizon de sécurité qui va au-delà de celui de bien des postes clients.

Côté bureautique, le raisonnement est identique : Office 2016 et Office 2019 ont atteint leur fin de support en même temps que Windows 10, et Office 2021 s'arrête le 13 octobre 2026, c'est-à-dire dans quelques semaines à l'heure où nous écrivons. Si vous migrez de toute façon, autant repartir sur une version dont l'horizon est plus lointain : Office 2024 Professionnel Plus pour 3 PC. Et si vous devez traiter système et bureautique en une fois, le pack Windows 11 Pro + Office 2024 Pro Plus pour 3 postes évite deux commandes séparées.

Ce qu'il faut décider et quand

Résumons, en partant de votre situation réelle.

Votre PC est éligible à Windows 11. Migrez, sans attendre. C'est gratuit depuis un Windows 10 activé, et chaque mois d'attente est un mois sans correctif. Sauvegardez avant.

Votre PC est refusé à cause du TPM. Allez d'abord voir dans le BIOS. Une option désactivée, c'est cinq minutes ; remplacer du matériel, c'est souvent plusieurs centaines d'euros. Vérifiez avant de conclure.

Votre PC est refusé à cause du processeur. Il n'y a pas de solution logicielle propre. Vous avez deux voies : le programme ESU pour tenir jusqu'à son échéance annoncée, ou le remplacement de la machine. Choisissez en fonction de l'âge du poste et de ce qu'il fait vraiment tourner.

Vous gérez plusieurs postes. Inventoriez d'abord, migrez ensuite les postes éligibles, et utilisez l'ESU comme tampon budgétaire sur le reste, et non comme destination. Vérifiez au passage lequel des deux ESU s'applique à chaque machine.

Le seul mauvais choix, c'est de ne pas choisir. Un poste laissé sur Windows 10 sans ESU et sans décision n'est pas dans une situation stable : il est simplement dans une situation qui se dégrade lentement, jusqu'au jour où le problème n'est plus théorique. Prenez trente minutes pour établir l'état de votre parc, puis décidez poste par poste.

Chez 123 Licence, si vous hésitez entre deux éditions pour votre situation, l'assistance est joignable avant l'achat.

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